Constellations
Nicolas Sanhes
A première vue, telles qu’elles se développent depuis de nombreuses années et quelles que soient leurs dimensions, les sculptures de Nicolas Sanhes semblent d’une certaine légèreté, déployant dans l’espace tout un jeu de lignes monochromes. Il y va des jeux mêlés de construction, d’équilibre et d’échelle. Faites d’éléments de poutrelles d’acier que l’artiste fragmente et agence en forme de boucles entrelacées entre elles, elles trouvent leur origine dans un travail antérieur de composition et d’accumulation de pièces de bois interrogeant le statut et la nature même de la sculpture.
Ni vraiment minimalistes, ni vraiment géométriques, elles déterminent tout un ensemble de figures aériennes, apparentées à d’improbables constellations. Ce que corroborent les « dessins d’après » qu’il en déduit et qui contribuent à mieux en comprendre la simple complexité.
Elaborées selon un principe qui se développe du point à la ligne puis dans l’espace, les sculptures de Nicolas Sanhes procèdent d’une réflexion sur ce qui fait l’ADN de ce mode d’expression, à savoir la question de l’altérité – en opposition à la virtualité de la peinture. Elles imposent au regardeur de les appréhender sous tous leurs angles, l’invitant à en expérimenter tous les points de vue. Généreusement ouvertes, elles s’offrent en fait à voir comme de possibles instruments de perception et d’observation à l’environnement qui les accueille. Aussi leur installation dans l’espace public instaure-t-il un dialogue avec le paysage ou l’architecture en un échange prospectif, voire poétique.
Philippe Piguet,
Commissaire de l’exposition.
Découvrez un aperçu des œuvres :

Acier carré de 50 mm – 2024

impression numérique et pastel sur papier arche – 2009
Le plan

